Trouver son rebond

Lightshot screenshot
L’artiste trouve d’ailleurs que le temps file, mais elle se sent prête à présenter ce qu’elle décrit comme un étant plus grand que tout ce qu’elle a fait auparavant.
C’est au Studio Bizz que, pour la première fois en carrière, l’auteure-compositrice-interprète a permis mardi à des journalistes d’assister à des répétitions de danse.
Les cheveux attachés sur le dessus de la tête, vêtue d’un ample coton ouaté noir et de chaussures de sport, l’artiste a répété mardi Exister, son nouveau titre, entourée de huit danseurs et danseuses.
La chorégraphie est signée par Alex Dunn, qui a aussi travaillé sur le vidéoclip de Je décolle. Son travail enthousiasme grandement Marie-Mai.
« On ne voit pas des mouvements, on voit une émotion.
Pour moi, la différence est énorme.
C’est la première fois que j’ai une chorégraphe qui comprend ma musique à ce point-là, et qui est capable de la mettre en mouvement », a-t-elle expliqué à la chroniqueuse culturelle Catherine Richer de l’émission 15-18.

Avec une toute nouvelle équipe, l’artiste a choisi de présenter une scène plus sobre, pour atteindre une certaine « grandeur dans la simplicité ».
Bref, un style que l’artiste a aussi essayé d’atteindre dans ses chansons.
On a donc choisi de délaisser les effets de pyrotechnie, le feu, pour choisir quelques éléments scéniques qui ont de l’impact, « sans en mettre partout ».
On met en scène un écran de 34 pieds de haut, sur lequel on va présenter des projections originales.
Les écrans de côté sur lesquels le Centre Bell projette habituellement le spectacle seront éteints; c’est l’écran principal qui contrôle tout.
La conception du spectacle est de Marcella Grimaux, et la direction photo est signée Pierre Gill, qui a collaboré avec Denis Villeneuve sur le film Polytechnique.
Marie-Mai admet avoir été intimidée de travailler avec lui, mais que son travail est « spectaculaire ».

L’artiste se présentera sur scène avec de nouveaux musiciens, mais elle ne veut pas en dire trop pour l’instant.
Elle précise néanmoins que ce n’est plus la même « gang rock » qui l’a suivie durant ses précédentes tournées, vu que ses nouvelles chansons ont un style plus pop et électro.
« Si le style évolue, c’est certain que ça prend une évolution sur la scène. On n’a pas les mêmes besoins, musicalement », a expliqué Marie-Mai.
Ses anciennes chansons ont d’ailleurs été retravaillées pour assurer une plus grande cohésion avec ses nouvelles pièces.
Et si la scène ne sera pas submergée d’effets pyrotechniques, l’artiste assure cependant que ses nouveaux musiciens ont « un feu, un désir de présenter quelque chose qui va être bon ».
Marie-Mai sera en spectacle les 14, 15 et 16 février au Centre Bell à Montréal. Elle y entame une tournée à travers tout le Québec qui se poursuivra jusqu’au 30 mai 2020.